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Les Bouquetins des Pyrénées : Vous saurez tout !

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Les Bouquetins des Pyrénées : Vous saurez tout !

Cette année, N’PY et le Parc national des Pyrénées ont décidé de collaborer sous formes d’une série d’articles blog et interviews. L’ambition commune est de mettre à l’honneur la richesse et la diversité de nos montagnes.

Nous sommes tous acteurs des Pyrénées. Les enjeux actuels et à venir méritent la mobilisation de chacun d’entre nous.

Crédit photo: Matthieu Pinaud

Au fil des saisons, la faune et la flore du Parc national des Pyrénées sont inventoriées, suivies et étudiées. Ce travail est réalisé par les gardes-moniteurs et chargés de mission du Parc national.

Cette richesse est propre aux Pyrénées. Elle participe à un écosystème qui se doit d’être préservé pour que les générations à venir puissent, elles-aussi, pleinement en profiter.

Le 1er article de la série traite d’un sujet d’actualité : les bouquetins ibériques !

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Après 14  lâchés réalisés au Parc national, côté Hautes-Pyrénées  et avant que le programme de réintroduction du Bouquetin ibérique ne se poursuive côté béarnais dans les années à venir, nous avons voulu revenir sur cet ongulé emblématique disparu depuis 100 ans des Pyrénées française.

Un peu d’histoire :

Sachez que les bouquetins ibériques se portent bien et l’état actuel du programme de réintroduction laisse présager de bien belles surprises dans les années à venir !

A ce jour, 109 individus ont été relâchés sur deux noyaux de population : sur la commune de Cauterets pour le premier et de Luz-Saint-Sauveur/Gèdre pour le second.

Crédit photo: Matthieu Pinaud

Le Bouquetin des Pyrénées a totalement disparu au début des années 2000. Les bouquetins actuels sont des « cousins » très proches provenant de la région de Madrid en Espagne (Parc national de Sierra de Guadarrama).

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

C’est grâce au programme de réintroduction initié par le Parc national et porté par Jean-Paul Crampe, chef de secteur de Cauterets du parc national aujourd’hui à la retraite, que nous pouvons aujourd’hui profiter pleinement de sa silhouette à l’allure majestueuse sur les hauteurs Pyrénéennes.

Les premiers lâchés ont eu lieu en juillet 2014 sur les hauteurs du Pont d’Espagne (site du Clôt).

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Grâce aux mesures et aux efforts mis en œuvre, la population de bouquetins dans le Parc National est parvenue à atteindre un peu plus d’une centaine d’individus et leur reproduction est tout à fait satisfaisante selon Alexandre Garnier, chargé de mission Bouquetins au Parc National (la population devient viable en atteignant 200 individus par noyau).

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Le professionnel :

Nous avons interviewé Monsieur Garnier afin d’en savoir plus sur cet animal inoffensif, peu craintif mais vigilant, qui est en augmentation pour la plus grande joie de bon nombre de randonneurs et amoureux des Pyrénées.

Le travail d’Alexandre Garnier au sein du Parc national se porte sur le pilotage du programme de réintroduction, depuis la phase de logistique jusqu’aux phases d’analyses des comportements et de suivi des individus lâchés.

Crédit photo: Matthieu Pinaud

Les observations montrent que les bouquetins (équipés de GPS) sont avant tout des explorateurs, notamment les mâles. Après un certain temps d’adaptation, il n’est pas rare de les retrouver bien plus loin que leurs zone géographique d’origine.

Crédit photo: Matthieu Pinaud

Ils passent la majorité de leur temps en haute montagne entre 1 500 et plus de      3 000 mètres d’altitude. Aux dernières infos, un groupe séjourne actuellement au sommet du Néouvielle à plus de 3 000 mètres !

Cela peut paraître étonnant mais leur goût pour l’altitude ne change quasiment pas de l’été à l’hiver malgré les températures glaciales ! En hiver, ils se concentrent dans les faces sud moins enneigées qui laissent apparaître plus rapidement lichens et brins d’herbes.

Crédit photo: Canet/FDC09

L’organisation sociale :

Les mâles restent entre eux et les femelles constituent d’autres groupes entre elles avec leurs petits. D’un côté comme de l’autre, une hiérarchie s’installe en fonction des âges ou des gabarits avec des meneurs guidant leurs groupes respectifs.

Ce n’est que lors du rut, d’octobre à janvier, que les deux genres se rassemblent. Dès lors, les mâles s’adonnent à des parades et affrontements pour attirer les étagnes nom donné aux femelles.

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

La survie des animaux réintroduits est de 85%, le cycle de reproduction est plus que satisfaisant ! Le taux de mortalité juvénile quasi nul et de nombreuses naissances constatées.  19 cette année à Cauterets !  Le programme de réintroduction est une réussite !

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Astuces pour les plus curieux qui rêvent de pouvoir s’approcher de cette espèce :

Vous augmenterez vos chances de les observer si vous vous aventurez sur les hauteurs du Pont d’Espagne, du massif du Néouvielle ou dans les alentours de Gèdre. En hiver, prenez vos jumelles et observer les faces sud rocailleuses, cela constitue leur principale zone d’hivernage.

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Il y en a une soixantaine aux alentours du Pont d’Espagne jusqu’au Grand Barbat et une quarantaine entre Luz-Saint-Sauveur, Gèdre et le massif du Néouvielle.

Le bouquetin est loin d’être farouche et se sent facilement en sécurité. Il est donc très probable que vous vous retrouviez à pouvoir l’observer longuement et ce à seulement quelques dizaines de mètres.

Crédit photo: Garnier/Parc national des Pyrénées

Attention tout de même à ne pas le perturber et à rester discret. Le but étant de ne surtout pas le déloger de son habitat.

C’est pourquoi, si vous pressentez un comportement craintif de sa part, éloignez-vous calmement et laissez le vaquer à ses occupations.

  • la patience est l’une des qualités qu’il faudra prendre avec vous pour augmenter vos chances de rencontre insolite.

Crédit photo:Garnier/Parc national des Pyrénées

Voilà, vous êtes désormais incollables sur les bouquetins ! Vous savez aussi où aller pour espérer en observer en attendant patiemment l’hiver ! N’oubliez pas vos jumelles.

Si vous voulez davantage d’informations sur les actions du Parc National, rendez-vous sur leur site internet en cliquant-ici !

 

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